Remplacement : attaques contre les statuts et pressions sur les personnels !

vendredi 4 novembre 2016
par  SNUDI FO 65
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Dernière
provocation en date de la ministre de l’éducation nationale : le 18
octobre dernier, elle a
présenté des mesures très médiatisées sur le remplacement des
enseignants. La ministre prévoit
que ces mesures donnent lieu à des textes réglementaires fin 2016 pour
s’appliquer dès 2017.
Pour répondre au problème du remplacement, comme la ministre prétend le
faire, il faut des postes.
N. Vallaud Belkacem a-t-elle annoncé la création des postes nécessaires
pour répondre aux besoins
urgents ? On en est loin ! Ce qu’elle a annoncé se ramène à des mesures
contre les personnels,
contre leurs conditions de travail, leurs droits et garanties.

<span
style="font-weight: bold;">Dans
le premier degré, une seule zone de remplacement : le département !

La
ministre prévoit d’abroger les circulaires de 1976 et 1982 pour fixer
par décret le département
comme seul périmètre de nomination et d’affectation desremplaçants, avec
comme conséquences
la démultiplication des temps de trajet, la dégradation accrue de la
rémunération, des conditions
de vie et de travail.

<span
style="font-weight: bold;">Dans
le second degré : le protocole De Robien sur les remplacements de
courte
durée réactivé !

La
ministre constate elle-même que ce protocole est « tombé en désuétude ».
Et pour cause ! La
mobilisation des personnels avec leurs syndicats avait enterré ce
dispositif. En cas d’absence de
courte durée d’un professeur, c’est à ses collègues, dans son
établissement, qu’il est demandé de
le remplacer. La mise en œuvre de cette mesure s’effectue établissement
par établissement sous
la tutelle du CA.
En d’autrestermes : le protocole sur le remplacement de courte durée
c’est l’allongement du temps
de présence, plus de pressions, plus d’arbitraire local.

<span
style="font-weight: bold;">Pour
« régler » le problème du remplacement : faire la chasse aux absents !

La
ministre décide la mise en place d’un dispositif pour identifier les
absences « perlées ». Ces
absences pourront donner lieu à un signalement des personnels concernés,
à leur convocation par
les cellules « ressources humaines » des inspections d’académie, des
rectorats, pouvant
déboucher sur des mesures dites « d’accompagnement », en réalité des
mesures coercitives
(tutorats, retrait temporaire de service etc.). Avec cynisme, la
ministre, dans sa conférence de
presse, ose même évoquer la médecine de prévention (dans la
quasi-totalité des départements, il
n’y a plus aujourd’hui qu’un seul médecin de prévention, voire plus du
tout dans certains
départements) !
Toutes ces mesures ont un objectif : mettre en place un climat de
pression.

<span
style="font-weight: bold;">Limiter
le nombre de formations sur le temps scolaire !

La
ministre encourage les formations en dehors du temps scolaire (par
exemple M@gistère,
formations pendant les petites vacances…) donc la remise en cause du
droit à formation.
On a maintenant l’habitude : la ministre présente cette régression comme
une amélioration.
Evidemment, il en va de cette amélioration comme de la soi-disant
« revalorisation » des
enseignants. La politique ministérielle c’est, en réalité, la fuite en
avant pour tout déréglementer,
pour remettre en cause toutes les garanties statutaires. Il faut que
cela s’arrête !
Pour la FNEC FP FO, ces mesures de stigmatisation des personnels, de
remise en cause de leurs
droits sont inacceptables. Elles doivent être retirées.
L’urgent, c’est de créer les postes nécessaires pour répondre aux
besoins et de mettre fin à la
dégradation des conditions de travail découlant de l’accumulation des
contre réformes qui
détruisent l’école et les statuts.